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Interview exclusive avec Ousmane Mamoudou Kane, ancien ministre de l’Économie de Mauritanie

FINANCIAL AFRIK – « Ne vous laissez pas guider par vos opportunités, mais par vos valeurs. » Cette maxime, à contre-courant des slogans d’ambition rapide, pourrait résumer à elle seule la philosophie d’Ousmane Mamoudou Kane, auteur de Mon devoir de servir.

De passage à Dakar, l’ancien ministre mauritanien de l’économie a accordé à Financial Afrik une interview exclusive, où il revient sur son parcours, ses convictions, et les messages qu’il souhaite transmettre à une jeunesse africaine en quête de repères.

L’ouvrage, publié en arabe et en français, retrace avec pudeur et lucidité les temps forts d’une carrière longue de 42 ans, entre Nouakchott, Abidjan, Washington et d’autres escales du destin.

Premier Mauritanien diplômé de Polytechnique, l’enfant de Tekane rêvait d’une carrière au long cours à la SNIM. Le destin, ce metteur en scène capricieux, l’enverra plutôt à la Banque Africaine de Développement, où il servira deux présidents successifs : le Sénégalais Babacar Ndiaye, « visionnaire », et le Marocain Omar Kabbaj, « réformateur ».

Deux figures tutélaires, deux styles, deux époques. Mais c’est à l’arrivée du Rwandais Donald Kaberuka qu’il songera un temps à claquer la porte. Pourquoi ? Le livre lève le voile sur ces zones d’ombre longtemps restées confidentielles, et sur la raison pour laquelle il refusa, stoïque, de porter l’affaire devant le tribunal administratif.

Ce retrait, loin d’être une fin, sera un nouveau départ. De retour en Mauritanie, Ousmane Kane occupera de hautes fonctions dont celui de directeur de la SNIM, l’un des touts premiers exportateurs africains de minerais de fer. Un poste qu’il assumera avec la même rigueur que dans ses autres responsabilités en tant que gouverneur de la Banque Centrale ou ministre de l’Economie, convaincu que l’éthique publique n’est pas une option, mais un devoir.

À 72 heures de l’élection du nouveau président de la BAD, qui verra l’accession au sommet du Mauritanien Sidi Ould Tah, l’auteur dresse dans Mon devoir de servir le portrait-robot du bon dirigeant : visionnaire, mais les pieds sur terre ; rigoureux, mais pas rigide.

De ses années dans les arcanes des institutions, il retient aussi cette leçon inattendue : « Ne blâmez pas vos adversaires : ils peuvent vous faire du bien sans le vouloir. » Une pensée qui résume le pragmatisme tranquille d’un homme pour qui les obstacles sont souvent des tremplins déguisés.

Publié aux éditions L’Harmattan Sénégal, Mon devoir de servir est plus qu’un simple récit de vie. C’est un plaidoyer pour une autre manière de servir l’État : avec mesure, humilité et fidélité à ses principes.

Dominique Mabika

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